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Interpellation: aux contrôles de police

Par |2016-05-17T13:36:33+02:0017/05/2016|Conseil communal|

Monsieur le bourgmestre,

Je reviens vers vous pour relayer la préoccupation dont nous ont fait part des jeunes koekelbergeois majeurs et/ou mineurs ainsi que certains parents.

Ils nous relayent que depuis de nombreuses semaines, nombre d’entre eux n’ayant rien d’autre à se reprocher que de rire ensemble sur les murets de la Place Simonis font l’objet de contrôle de Police fréquents et inopinés.

D’autres évènements plus inquiétants nous ont également été relayés tel qu’un épisode où deux jeunes rentrant simplement chez eux et passant rue Herkoliers ont été interpellés par des policiers qui opéraient un contrôle sur le trottoir d’en face, les ont incorporés au groupe et menottés alors qu’ils étaient mineurs.

L’un des deux a eu la chance que ses parents habitaient à quelques mètres de la scène et de les voir intervenir fermement auprès des officiers de Police.

L’autre a dû attendre l’arrivée de ses parents pour être libéré.

Il s’agit là d’un exemple parmi d’autres, le propre fils d’une conseillère communale ayant fait l’objet d’un tel contrôle sans un quelconque justificatif.

Nous savons tous, ici, l’importance de notre Police et de notre jeunesse.

Notre commune a besoin des deux pour se développer harmonieusement et il apparaît nécessaire, au vu des témoignages entendus, d’indiquer dans ce conseil qu’un lien essentiel entre les deux semble se rompre actuellement.

Je souhaite vous poser les questions suivantes:

  • Avez-vous entendu parler de tels faits?
  • Si oui, combien ont-ils été recensés?
  • Des contacts entre l’administration communale, le chef de corps, les officiers de Police et ces jeunes koekelbergeois ont-ils eu lieu?
  • A défaut, un événement rassemblant l’ensemble de ces composantes et leur permettant d’apprendre à se parler et s’écouter mutuellement est-il envisageable et envisagé?

Je vous remercie pour vos réponses.

Khalil AouastiA. Laaouej
Conseillers communaux


Réponse du Député-Bourgmestre Philippe Pivin:

Monsieur le conseiller,

Je suppose que les évènements auxquels vous faites référence sont ceux qui se sont déroulé à la fin de l’année dernière. Ils concernent des faits particulièrement graves puisque les forces de police de la zone sont intervenues sur la Place Simonis, à hauteur de la rue Herkoliers, parce que des pierres étaient jetées sur les militaires qui assuraient la sécurité près de la station de métro.

Nous sommes donc loin d’une situation où des jeunes n’ont, je vous cite, « rien d’autre à se reprocher que de rire ensemble sur les murets de la Place Simonis ». Vous n’ignorez pas, je l’espère, le contexte dans lequel nous étions à cette période d’autant plus que, moins d’une heure avant l’agression des jeunes sur les militaires, un Gardien de la Paix qui dialoguait avec un autre jeune a, pour une raison inconnue et totalement injustifiable, reçu un coup au visage. Le jeune en question qui avait pris la fuite a été interpellé par les forces de l’ordre à son domicile de Molenbeek Saint-Jean et plainte a été déposée à son encontre. Suite à cette agression, notre gardien de la paix a été hospitalisé et il l’est encore aujourd’hui.

Pour en revenir aux personnes interpellées dans le cadre de l’agression des militaires, vu la gravité de la situation et vu qu’ils étaient mineurs, une procédure dans le cadre de la loi relative aux SAC a été initiée par notre commune en vue d’entendre tous les jeunes concernés en présence de leurs parents. Effectivement, parmi les 9 jeunes interpellés à la suite de ces évènements, deux n’avaient visiblement pas participé aux faits cités ci-dessus.

Dans un souci de médiation, nous les avons alors invités à quand-même rencontrer les agents de police.

Lors de la procédure SAC mise en place pour ces faits, une réunion a été organisée avec des éducateurs spécialisés du service de prévention, une représentante du service jeunesse de la zone de police ainsi que les responsables des services des sanctions administratives communales et de la prévention.

Le travail de sensibilisation a été jugé constructif et les jeunes ont pu dialoguer avec la représentante de la police dans un esprit positif, d’apaisement mais aussi de rappel de respects des droits et devoirs de chacun.

J’espère en tout cas que vous constaterez donc par ces informations que nous misons tout autant sur le respect inconditionnel des règles, c’est impératif, que sur la prévention et aussi le lien entre les services publics et nos jeunes, pas uniquement la police. En impliquant l’ensemble des acteurs de terrain, car c’est selon nous, les seules bases pour garantir la cohésion sociale.

Ce fait précis me semble être l’objet de votre question. Je n’en connais en tout cas pas d’autres. Si tel n’est pas le cas, je ne peux que vous inviter à préciser tout fait (lieu, date, personne,…) auprès des services compétents.

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